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Situation sanitaire et plan de relance

Face à la progression inquiétante de l’épidémie de Covid 19 en France, et notamment dans plusieurs grandes villes, de nouvelles mesures de restriction sont mises en œuvre : bars fermés, congrès interdits, restaurants soumis à des règles sanitaires strictes.

  • Ces nouvelles restrictions ont cette fois été décidées en concertation avec les acteurs locaux. C’est une bonne méthode qui devra se renouveler partout où de lourdes décisions comme celles-ci devront malheureusement être prises. Nous ne voulons plus revivre la situation marseillaise ;
  • Néanmoins, l’ensemble de la représentation nationale est toujours tenue à l’écart des décisions. Nous avions demandé au Premier ministre des réunions régulières, nous n’avons pas de nouvelles depuis la réunion qui a eu lieu il y a 15 jours.
  • Nous aurions redit au Premier ministre que nous avons besoin de cohérence. Or, du flou demeure sur le télétravail. Si le gouvernement incite au télétravail, il ne bénéficie malheureusement pas d’un cadre clair faute d’accord entre les syndicats et le patronat. Si le patronat continue de bloquer les négociations, le gouvernement doit prendre ses responsabilités et offrir aux salariés un cadre national clair.

Ces décisions sanitaires nécessaires pour éviter l’engorgement de nos hôpitaux vont avoir des conséquences économiques et sociales certaines :

  • Les entreprises des secteurs les plus touchés par la crise – hôtels, cafés, restaurants, transporteurs, clubs de sport et leurs fournisseurs – bénéficieront d’une prise en charge totale par l’Etat ou l’Unédic au moins jusqu’au 31 décembre. C’est une bonne chose ;
  • Mais à la lumière de ces nouvelles restrictions, le plan de relance du gouvernement et le budget qui le met en oeuvre semblent bien trop faibles pour permettre à notre pays de surmonter ce nouveau choc économique. A peine présenté, le plan de relance est déjà caduc ;
  • Face à la chute du pouvoir d’achat et à l’augmentation du chômage qui découlera de ces nouvelles restrictions, le gouvernement refuse obstinément de soutenir la consommation, à travers par exemple le “chèque rebond” que nous proposons depuis le début du mois de juin ;
  • Face aux universités qui restreignent leurs cours en présentiel et aux bars qui ferment, faisant ainsi disparaître de nombreux jobs étudiants, nous allons malheureusement pouvoir constater que rien n’a été fait depuis 6 mois pour lutter face à la précarité étudiante !
  • Malheureusement la deuxième vague est bien là, le gouvernement doit en tirer toutes les conséquences et revoir sa copie !