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Les assurances privées doivent contribuer à la solidarité nationale

31 mars 2020

Il existe encore trop de personnes du secteur privé, notamment les indépendants, qui restent en-dehors de toute indemnisation, du fait de la cessation volontaire ou non de leur activité professionnelle. Privées de ressources, elles espéraient pouvoir compter sur le soutien des assureurs privés. Si, partout en France, nous constatons une multiplication d’actions solidaires de la population, les assurances privées, elles, se retranchent derrière les contrats signés pour ne pas apporter de soutiens financiers. Rien du côté de l’Etat, rien du côté des assureurs, ce sont donc des commerçants, des restaurateurs, des hôteliers, des podologues, des kinésithérapeutes et bien d’autres professions qui se retrouvent en grande difficulté.

Une situation d’autant plus intolérable que les assurances privées continuent à faire la sourde oreille aux demandes de plus en plus nombreuses de mesures de soutien et de solidarité à hauteur de la crise pour des pans entiers de notre économie. Pire, dans un communiqué de presse en date du 23 mars dernier, la Fédération Française de l’Assurance “claironnait” sa satisfaction de voir les assureurs abonder de 200 millions d’euros le Fonds de Solidarité aux Entreprises. 200 millions, alors qu’un seul assureur privé a distribué en 2019, 3,2 milliards de dividendes à ses actionnaires et que le chiffre d’affaires de l’ensemble des compagnies d’assurances pour 2018 s’élevait à 220 milliards d’euros…

Le monde de l’assurance s’honorerait de venir en aide à la hauteur du poids financier qu’il représente, pour aider toutes celles et ceux qui aujourd’hui ne demandent qu’a continuer de travailler et de vivre tout simplement. Les assurances n’existent-elles pas justement pour venir en aide lors de catastrophes ?