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Baisse des effectifs de la DGFIP : auprès des syndicats pour dénoncer un nouveau recul des services publics

En juillet dernier, je recevais l’association des comptables publics et une intersyndicale de la DGFIP sur les suppressions de postes prévus dans cette administration et le projet de réforme « cap 2022 » porté par le Ministre de l’action et des comptes publics.

J’ai participé à la Préfecture à la réunion de « concertation » en trompe l’œil, organisée sur ces réformes.

En effet, sous couvert de multiplications de point d’accès aux services, il s’agit d’un retrait massif de la présence des finances publiques sur les territoires, notamment pour les collectivités et les entreprises.

Les services des impôts aux particuliers passeront de 8 à 4 sur le département et il ne sera plus possible de payer en liquide.

Sur les 6 Services des impôts des entreprises, il n’en restera que 3.

Ces suppressions de services seraient compensées par des présences en Point Info 14 gérés par le Département, qui accueillent déjà de nombreux services et dont l’accès à un bureau n’est pas garanti. Ils ne seront pas tenus par des agents de la DGFIP mais par des agents d’accueil qui transmettront ensuite à des agents des finances publiques.

Enfin, ce retrait de l’Etat fait craindre une charge supplémentaire non compensée pour les collectives qui devront internaliser un grand nombre d’opérations jusqu’alors effectuées par les trésoreries.

S’y ajoute une baisse drastique des moyens humains de cette administration.

Mercredi 11 septembre, les députés du groupe Socialistes et apparentés ont reçu les syndicats de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), qui ont appelé à une journée de grève à travers tout le pays pour le lundi 16 septembre.

Leurs griefs sont nombreux :

  • L’annonce de nouvelles baisses des moyens de la DGFiP, notamment en matière d’effectifs ;
  • Le projet de « géographie revisitée », qui découle du programme Action publique 2022 et qui, sous couvert d’une augmentation des points de contact, vise à réduire l’implantation de proximité et les missions de la DGFiP ;
  • La réforme de la fonction publique, promulguée en août dernier, qui affaiblit le dialogue social et procède à une ouverture massive des postes aux agents contractuels.

Alors que ce gouvernement organise méthodiquement le recul de nos services publics, les députés socialistes et apparentés ont apporté tout leur soutien aux personnels de la DGFIP. Des amendements seront déposés au projet de loi de finances pour 2020 afin d’augmenter leurs moyens, leur permettant d’exercer pleinement leurs missions.

J’étais à leurs côtés à Caen ce matin pour soutenir leur mouvement et leurs revendications.